mercredi 30 août 2017

Tu aimeras.


"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... et ton prochain comme toi-même."
Qu'est-ce qu'aimer Dieu ? Qu'est-ce qu'aimer son prochain ?

Aimer son prochain c'est lui donner ce dont il a besoin, de manière générale comme de manière particulière (Si il a besoin qu'on l'écoute, qu'on soit patient avec lui, qu'on l'encourage, qu'on le nourrisse, qu'on l'accueille, qui lui exprime du respect, de la gentillesse...).

Aimer Dieu ce n'est pas lui donner ce dont il a besoin puisque Dieu n'a aucun besoin. Aimer Dieu, c'est recevoir de Lui sa vie, sa nature, son être, son amour, sa paix, ses pensées, son caractère, cette vie qui nous uni à Lui et nous transforme à son image... Ce qui nous permet alors de donner à notre prochain ce dont il a besoin.

Recevoir et donner. Trop actif, trop agité, on ne reçoit surement pas assez.

Nouvelle réforme

 Il nous faut faire un effort. Un effort sérieux dans une démarche humble, honnête et patiente. Un effort prolongé sur la durée. Un effort de réflexion et d'étude des Ecritures comme des mineurs creusent une mine d'or lentement mais surement. J'ai longtemps cru que dans les églises évangéliques on étudiait les Ecritures, mais ce n'est hélas pas le cas. On n'étudie pas, on apprends des doctrines établies que les dirigeants ont eux-mêmes appris et qu'ils transmettent sans se rendre compte de ce qui est faux. Des doctrines qui parfois plongent leurs racines jusque dans les erreurs du catholicisme ou des théories gnostiques des premiers siècles de "l'ère chrétienne", du livre d'Enoch ou des Esséniens. Des doctrines que l'on croit bibliques mais dont on n'a jamais vérifié l'exactitude. Et bien souvent d'ailleurs, on ne sait pas comment vérifier, on ne sait pas comment aborder une véritable étude, sans à priori, sans préjugé, sans postulat pré-établi, juste pour voir ce que veut vraiment dire un texte, parce qu'on ne nous l'a pas appris.

Nous avons tellement entendu de doctrines répétées sans approfondissement, sans explication, sans démonstration, sans connaissance du grec et de l'hébreu, sans faire la différence entre la révélation des Ecritures et les commentaires, les théologies diverses et les spéculations de toutes sortes. Des couches de sédiments véhiculées par des fleuves inintérrompu de prédications dans lesquels on ne peut plus distinguer ce qui est de la révélation et ce qui est des ajouts des mouvements historiques. Bien pire, on croit tellement que nos doctrines acquises sont la vérité biblique qu'il ne nous viendrait pas à l'idée une seconde qu'elles puissent être fausses, que l'on n'a mal interprété un certain nombre de passage des Ecritures, un certains nombre de termes dont on a perdu le sens depuis l'hébreu, le grec, le latin, le français.

Notre pensée a tellement été formaté qu'on a le plus grand mal à lire, à comprendre et à étudier les Ecritures de manière saine, c'est-à-dire sans conviction posée à priori, sans être infléchi, influencé par les compréhensions catholico-protestantes des textes qui nous viennent des couches de doctrines accumulées par les différents mouvements de l'Histoire de l'Eglise et du Judaisme. On lit les textes de la révélation en français, sans tenir compte que cela a d'abord été pensé en hébreu puis écrit en grec dans un monde polythéiste nourri de conceptions grecques et romaines, puis traduit en français et traduit de plusieurs manières.

Une nouvelle réforme est en cours de nos jours. Elle nécessite non seulement de prendre conscience de nos habitudes d'églises qui n'ont aucun fondement biblique et donc n'ont pas lieu d'être continué ni pratiqué, des fonctionnements hiérarchiques erronées qui sont fondés sur le catholicisme (pape, évêques, prêtres-pasteurs) et non pas sur l'enseignement de Yeshoua de Nazareth (Jésus) et des apôtres, fonctionnements qui ne correspondent pas aux ministères bibliques – même si pour certains ils en reprennent les terminologies - mais aussi et avant tout de réaliser que nos convictions doctrinales ne sont pas conformes à l'enseignement des apôtres qui ont écrit ce qu'on appelle communément le Nouveau Testament.


Pour pouvoir bien comprendre le sens juste de la révélation des Ecritures – première alliance (A.T.) et alliance renouvelée s'étendant aux non-juifs (N.T.) - que Dieu a transmis à l'Humanité par ses serviteurs les apôtres et les prophètes, il va nous falloir mettre de côté nos à-prioris, nos convictions doctrinales qui fondent nos mouvements respectifs et leur empêchent tout réveil, et faire un effort sérieux, humble et honnête d'étude approfondie des textes inspirés. Bien sûr, cela accompagné de la prière et du partage, cela va de soi. Partage dans des discussions bienveillantes, empruntent d'écoute, de respect et d'effort pour comprendre tel point de vue, tel argument, telle explication de texte et de contexte, sans jugement hâtif, sans mépris inutile, sans rejet stérile.  Soit nous faisons cet effort et nous co-oeuvrons au développement de l'Eglise de Ieschoua (Jésus), soit nous perséverons dans le faux christianisme catholico-protestant-évangélique que nous avons inventé en nous écartant du sens véritable des Ecritures. 

Conseil de lecture : 
"Le christianisme paganisé" de Frank Viola.
"Le Christ hébreux" de Claude Tresmontant.
"La subversion du christianisme" de Jacques Ellul.
"La vie normale de l'église" de W. Nee.

jeudi 24 août 2017

Conseil de lecture : Jérusalem, biographie.


L'histoire de Jérusalem, un livre remarquable.

L'auteur, Simon Sebag Montefiore, historien formé à Cambridge et plusieurs fois primé pour ses biographies, dépeint ici une fresque historique stupéfiante d'une grande précision, allant de l'époque du Roi David où Jérusalem était une petite citadelle dans les montagnes de Canaan, pas encore une ville, jusqu'à la guerre des « Six Jours » en 1967.

Ce que j'en retiens... Combien les judéens ont souffert par la violence sans mesure des soldats romains lors de la destruction du temple par Titus en 70. Combien ils ont souffert ensuite du rejet et du mépris par les catholiques romains.

Comment les musulmans qui ont repris Jérusalem aux catholiques romains ont protégés les juifs contre ces derniers, leur redonnant des droits qu'on leur avaient ôté tout en les dominant.

Combien il fut difficile d'établir l'Etat d'Israël au XXe siècle. Combien il y eu d'opposition, de combats, d'attentats (y compris les attentats terroristes des organisations juives contre les britanniques en place). Combien il fallut de guerres et de négociations politiques.

Combien les juifs ont cherché de compromis, se voulant conciliant pour un partage des terres entre arabes et juifs au XXe siècle, combien les arabes ont refusé, ne voulant qu'il n'y ait ne serait-ce qu'un foyer national juif. Combien ils ont voulu avant tout les exterminer (soutien à Hitler, guerre de 1948/1949).

Que les sionistes n'étaient pas toujours d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour aboutir à un état hébreu, les uns préférant la diplomatie, les autres employant les armes.

Que les arabes - de la Syrie, de l'Irak, de la Jordanie - n'étaient pas toujours uni contre les juifs, se concurrençant pour dominer la région et la ville, certains acceptant les propositions des anglais et de l'ONU pour un partage des terres, d'autres les refusant catégoriquement.

Comment les anglais n'ont pas soutenu jusqu'au bout le projet sioniste, comment les français voulaient une part pour leur empire (à l'instar de l'amérique du Nord et de l'Asie), comment le président américain Harry Truman a pesé en faveur de la création de l'Etat d'Israël, comment Joseph Staline fut le premier à reconnaître l'état hébreu officiellement.

A la lecture de ce livre, on comprend mieux l'histoire incroyable de cette ville, on comprends mieux ce qui se passe aujourd'hui. Plus de 600 pages, un régal à lire. Comme mon coeur s'est davantage attaché au peuple d'Israël et à Jérusalem après cette lecture passionnante et honnête. « Au commencement... il y eut un soir, il y eut un matin... » (Genèse 1), cela commence toujours par un soir, sombre, cela fini par un matin, lumineux. L'histoire avance, l'avenir est un soleil levant, une étoile du matin.

Un livre des éditions Calmann-Lévy.

mercredi 16 août 2017

Qu'est-ce que connaître ?

"La vie éternelle, c'est qu'il te connaisse..." - Mais qu'est-ce que connaître ? 
"L'Homme est fait pour connaître Dieu. Et connaître Dieu, ce n'est pas savoir des choses sur Dieu..." Serge Tarassenko. Un auteur à écouter attentivement... 
(Voir aussi le site de ses conférences : unbleuciel.org)


dimanche 25 juin 2017

Question d'interprétation des textes...

Les premiers théologiens issus du monde grec, après la mort des apôtres ont interprété les textes du N.T. en leur donnant des sens que les hébreux (les apôtres et les autres) ne leur donnaient pas. Ils ont ainsi tordu le sens de beaucoup de passages bibliques et inventé des concepts qui n'existent pas en réalité, les puisants dans les conceptions greco-romaines, perses du monde et les écrits juifs apocryphes (Enoch, Esséniens...). Il y a eu ensuite de nombreuses spéculations, exagérations et déformations, durant des siècles, sur ces concepts théologiques qui se sont imprégnés profondément dans toutes les sociétés catholiques, les mentalités, les conceptions et les croyances. Dans la suite, les églises protestantes et évangéliques n'ont pas tout corrigé, elles n'ont pas tout réformé mais ont gardé en leurs sains, tant dans leurs pratiques que dans leurs doctrines, des compréhensions erronées. Pour revenir à la pensée des apôtres, il nous faut arrêter de croire les convictions doctrinales de mouvements historiques (catholiques, protestants, évangéliques) que nous n'avons jamais vérifié et nous mettre à des études sérieuses, humbles et honnêtes des Ecritures (langues, mentalité, contexte, histoire, etc.) pour en comprendre plus justement le sens.

mardi 30 mai 2017

Conseil de lecture : L'apocalypse, loin des spéculations futuristes.


Voici un livre du plus grand intérêt pour toute personne voulant réfléchir au message du livre de l'Apocalypse dans le Nouveau Testament. Loin des spéculations évangéliques actuelles, des interprétations erronées et des fausses lumières de l'actualité, Claude Tresmontant, brillant théologien du XXe siècle, réalise ici une étude pointue sur les textes compris dans leur contexte, l'époque de Jean, l'écrivain inspiré de l'apocalypse. Un ouvrage essentiel, remarquable, qui éclaire sur le vrai sens de cette immense prophétie. 


Claude Tresmontant connait très bien le grec, l'hébreu et l'histoire précise d'Israel au temps des apôtres et peut ainsi nous éclairer sur un texte auquel beaucoup donnent des interprétations erronées (en général sans maîtriser le grec, l'hébreu, la culture, l'histoire et le contexte de l'époque de Jean). Comprendre l'hébreu est essentiel parce que Jean était hébreu et non pas grec, sa pensée, comme celle de Paul ou de Jésus, était celle d'un hébreu même si le texte premier est écrit en grec. Comprendre également les expressions hébraïques imagées de l'époque (même quand elles sont traduites ou exprimées en grec), découvrir dans le texte les références au judaisme de la première alliance, au temple de Jérusalem, aux pouvoirs religieux d'Israel ainsi qu'aux pouvoir de l'Empire romain de l'époque permet à l'auteur de cette étude de remettre en lumière le sens véritable de la prophétie de Jean. 



L'Apocalypse ne parle pas de notre futur mais du futur de Jean. Des évènements qui ont eu lieu dans son futur mais dans notre passé : la montée des troupes romaines sur Jérusalem, la destruction du temple et la fin de la première alliance. Cela est cohérent avec les autres livres du Nouveau Testament qui parlent aussi de la fin de la première alliance, comme l'épitre aux hébreux par exemple. Claude Tresmontant nous explique cela avec une précision linguistique et historique tout à fait convaincante. Ainsi, on réalise que ce texte comme les prophéties de l'ancien testament concerne l'histoire d'Israel et une histoire ancrée dans la réalité politique, sociale, religieuse de l'époque. Une compréhension bien plus intelligente et cohérente avec les écrits bibliques et l'histoire que les spéculations fantasmatiques sur notre futur qui se multiplient dans les milieux évangéliques. 

Remarquons qu'au début du chapitre 24 de l'évangile de Matthieu, Jésus parle de la destruction du temple (il ne restera pas pierre sur pierre) et que ses disciples lui demandent quand arriveront ces choses. S'ensuit des annonces prophétiques qu'on a souvent compris comme parlant de la fin des temps alors qu'elles parlent de la fin du temple. C'est souvent ainsi qu'on tord le sens des Ecritures, en les interprétant en dehors de leur contexte et sans apercevoir chaque détail qui a son importance et sa signification. 
Autre point, il n'y a aucun élément dans le livre de l'Apocalypse qui nous certifie que cette prophétie parle d'une époque qui se situerait 2000 ans après sa rédaction.

Il ne faut pas interpréter le texte de l'Apocalypse à la lumière des actualités d'aujourd'hui comme l'on fait les chrétiens de toutes les époques comprenant le texte en fonction des évènements qu'ils traversaient, mais étudier ce livre comme tous les textes de la Bible en tenant compte de la linguistique, du style littéraire, du contexte de l'époque de Jean et de la pensée hébraïque (une règle fondamentale en herméneutique : la Bible explique la Bible ou autrement dit les clés de compréhension d'un passage se trouvent dans un autre passage de la Bible). Alors, tout s'éclaire et l'on n'est plus obligé de donner aux phrases de Jean des sens que Jean ne leur donnait pas. Souvenons-nous, "Mes pensées ne sont pas vos pensées..." 

A lire aussi sur le même sujet :
- Les réflexions de Patrick Fontaine qui pose plein de questions très pertinentes sur le livre de l'apocalypse :
 http://www.patrickfontaine.org/category/20/page/2/

- Les études de David Vincent sur la fin des temps et l'apocalypse : 
http://didascale.com/sommaire-les-chretiens-et-la-fin-du-monde/

vendredi 12 mai 2017

Conseil de lecture : De l'hébreu pour mieux comprendre le sens des textes.

En lecture en ce moment : La langue hébraïque... d'Antoine Fabre d'Olivet. Une étude précise des principaux termes hébreux des 10 premiers chapitres de la Genèse. On y apprends le véritable sens des mots tel que "Bereschit", "Elohim", "Adam", "jour", ainsi que les subtilités des notions de création, etc. Très précis, ce livre nous permet de comprendre que la langue hébraïque de l'époque de Moïse, nourrie de la langue de l'Egypte, contient une richesse profonde, subtil et imagée qui nous échappe à la lecture des traductions françaises. A partir des traductions grecques de l'Ancien Testament, nous avons perdu en finesse de sens, en précision, en subtilité, réduisant le texte à des notions superficielles, matérielles voire erronées. Les expressions imagées de la Bible se sont vues souvent comprises au premier degré, étroitisant, caricaturant ainsi notre compréhension du message. Il est vital de creuser les langues pour retrouver une compréhension plus juste, plus précise, plus profonde, plus vaste du message biblique.  


dimanche 29 janvier 2017

Un christianisme paganisé jusque là ? Réflexion sur la trinité.


« Ainsi vous annulez la Parole de Dieu et vous la remplacez par votre tradition. » Matthieu 15;6

Voilà l'un des reproches que faisait Jésus aux Pharisiens et religieux de son époque. Rappelons que ces gens connaissaient bien les Écritures, ils les connaissaient très bien, bien mieux que nous aujourd'hui et dans la langue originale s'il vous plaît. Si ceux qui avaient une telle connaissance pouvaient se tromper, qu'en est-il de nous 2000 ans après ? Il nous faut réfléchir à ce qu'on croit et sur quel fondement on le croit. On confond souvent "ce que dis la Bible" avec "ce que nous comprenons en lisant la Bible", et ce n'est pourtant pas la même chose. Nous devons sérieusement creuser cette question et y réfléchir. Notre interprétation et notre compréhension des Écritures inspirées de Dieu ne sont pas les Écritures elles-mêmes. Ce qu'on comprend n'est pas forcément ce que les apôtres voulaient dire. Il nous faut être honnête et se questionner, sur ce sujet comme sur d'autres.

« Écoute Israël, l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel est un. » Deut. 6;4.

« Écoute, Israël : L'Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel. » Deut. 6;4, version Darby.

Les apôtres connaissaient Dieu comme un seul Dieu. Ils étaient issus du judaïsme, de la première alliance, ils connaissaient la révélation du Dieu « un » à Israël, celui qui se révèle « Je suis » à Moïse. Dans l'ancienne alliance, Dieu (YHWH) s'est révélé à Abraham, à Moïse, etc. comme le Dieu UN en opposition avec les idoles qui étaient multiples. Cela ne voulait pas seulement dire qu'Il était unique et le seul vrai Dieu mais aussi qu'Il était un, un seul esprit. C'est le début et le fondement du monothéisme.

Les disciples de Jésus, comme le reste du peuple d'Israël attendaient le Messie (Christos), le Maschiach, l'envoyé de Dieu pour sauver le peuple de ses péchés et de tout joug. Nous voyons dans les évangiles que les disciples ont mis du temps à comprendre qui était Jésus, ils ont mis du temps à saisir. Ils ont d'abord compris qu'il était le messie d'Israël promis dans les prophéties, le maschiach tant attendu, mais, ils n'ont pas tout de suite réalisé qui était ce messie : Dieu fait chair, Dieu venu en homme. C'est ce que nous révèle le premier chapitre de l'évangile de Jean.

Mais, comme nous aujourd'hui, il y avait autre chose qu'ils ont eu du mal à saisir. « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m'as pas connu (reconnu), Philippe ? Celui qui m'a vu a vu le Père. » (Jean 14;9) et aussi : « Moi et le Père, nous sommes un. » Comme les disciples d'alors, nous n'avons pas non plus saisi le sens de ces paroles. Pourquoi Jésus dit-il « Celui qui m'a vu a vu le Père » ? Parce qu'il est le Père incarné, Dieu fait homme. Jean nous le dit dans le chapitre 1 de l'évangile : « La Parole était Dieu.» La Parole qui s'est faite homme et qui a habité, planté sa tente, son tabernacle, parmi nous. Jean ne nous dit pas que « le Fils s'est fait homme » mais que Dieu s'est fait homme. Jean ne nous dit pas que la Parole était le Fils mais que la Parole était Dieu. L'évangile de Jean ne nous enseigne pas qu'il existait un Fils dans l'éternité qui est venu en chair mais que c'est Dieu lui-même qui est venu sous forme humaine devenant le Fils par sa naissance sur terre. « Le Fils » signifie « l'incarnation de Dieu », Dieu se faisant homme. Les chefs juifs ont bien compris cela et c'est pour ça qu'ils voulaient le lapider : « Toi qui est homme, tu te fais Dieu. » Le terme « monogenes » (en grec) dans l'évangile est intéressant. Nous l'avons traduit par « Fils ». Mais le terme « Fils » dans notre langage courant a un tout autre sens que « monogenes », on peut le traduire ainsi : l'unique engendré. Dans le terme « Fils », il y a la notion d'engendrement, c'est-à-dire de naissance sur terre. Il devient « Fils de Dieu » en même temps qu'il devient « Fils de l'Homme ».

Plus tard dans l'histoire de l'Église, après la mort des apôtres et des disciples qui les ont connus, il y eu des mélanges de pensées, de croyances et de conceptions entre le christianisme et le paganisme (plusieurs dieux), donnant naissance à la célèbre doctrine de la trinité. Ce terme n'apparaît nul part dans les Écritures, ni son concept. À cette époque, les églises n'étaient plus persécutées, le christianisme commençait à remplir le monde romain qui croyait en plusieurs dieux. On retrouve ici la notion de pluralité contre laquelle Dieu s'est révélé UN à Moïse (« Je suis » et non pas « Nous sommes »).

On a alors mélangé les notions de dieux grecs-romains, qui étaient plusieurs, avec les enseignements des apôtres du Nouveau Testament. Ainsi, d'un seul Dieu, qui est esprit (au singulier) comme nous le dit les Écritures, nous avons commencé à imaginer Dieu en trois personnes (pluriel).

Mais le Nouveau Testament nous parle bien du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? Oui, bien sûr. Mais vous ne pourrez pas trouver un seul verset qui nous dise que ce sont « trois personnes en une ». Ce n'est enseigné nul part dans la Bible, je vous en prie, cherchez. Ce n'est pas parce qu'il est fait mention du Père, du Fils et du St Esprit qu'il faut en conclure que ce sont trois personnes. Aucun texte biblique ne nous permet de conclure ainsi. Il nous faut comprendre le sens des textes comme les apôtres les pensaient et non pas comme nous les voyons avec le filtre de 2000 ans d'histoire et de doctrines de l'Église, notamment catholique. Au cours de son histoire, l'Église a reproduit les mêmes erreurs dont parle Jésus en Matthieu 15;6 cité au début de cet article.

Mais alors, que signifie « le Père, le Fils, le Saint-Esprit » si ce ne sont pas trois personnes ? C'est assez simple en fait et cohérent avec la révélation de la première alliance, ce qui n'est pas le cas du concept de trinité. Dieu est Père, cela signifie qu'il a un peuple, qu'il nous a créés. Cela ne signifie pas que le Père est une personne mais que la personne de Dieu est Père. Jésus est le Fils de Dieu, cela signifie que Dieu (le même Dieu) s'est fait homme. Et le Saint-Esprit ? C'est l'Esprit de Dieu, du même Dieu toujours, répandu sur les hommes. La Bible nous dit que Dieu est esprit (au singulier) mais pas qu'il a trois esprits. On dit souvent, d'après des écrits des pères de l'Église que Jésus est 100% Dieu. Mais, si il est la deuxième personne de la trinité, il n'en est alors que 33%. Alors, 100% ou 33% ? Comme l'enseigne Jean dans le chapitre un de l'évangile, c'est Dieu qui s'est 100% incarné en Jésus et pas seulement un tiers ou une personne sur trois.

En rapport avec ce sujet, il est bénéfique d'étudier le Psaume 95 en rapport avec les évangiles. Les caractéristiques de Dieu (YHWH) décrit dans ce Psaume sont les mêmes que les caractéristiques de Jésus dans les évangiles. Cela parle de la même personne. Comme il nous est dit ailleurs : Jésus est l'image visible du Dieu invisible, c'est-à-dire la manifestation de Dieu dans le monde visible. Il n'est pas question de deuxième personne, ni de troisième ici, ni dans les autres textes des apôtres mais de l'expression de Dieu en Jésus-Christ, du Dieu qui est UN. Il y a distinction dans les termes – Père, fils et Saint-Esprit - pour différencier la révélation de Dieu et l'action de Dieu parmi les hommes, mais il n'y a pas distinction de personnes en Dieu. Il est une seule personne qui est Père (parce qu'il a un peuple), qui est Esprit-Saint (parce que répandu sur les Hommes) et qui s'est fait chair : Jésus-Christ (le messie). Comme un homme qui est le fils de sa mère, le père de ses enfants et le mari de sa femme n'en est pas pour autant trois personnes. De même, je suis corps, âme et esprit mais je suis une seul personne et non pas trois.

La Bible ne nous dit pas que le Père est une personne distincte du Fils et du Saint-Esprit mais que Dieu est Père, ce qui est différent. La Bible ne nous dit pas que le Fils s'est incarné mais que Dieu s'est incarné devenant Fils de l'Homme et Fils de Dieu. La Bible ne nous dit pas que le St-Esprit est une troisième personne (aucun verset n'affirme cela) mais que le Saint-Esprit est l'Esprit de Dieu.

Il ne s'agit pas de remettre en question des fondements des Écritures comme certains le croient à tort mais de mieux comprendre ce qu'elles enseignent.

Les apôtres étaient juifs, ils ne croyaient pas en la trinité. Pour eux, Le Père c'est YHWH, Jésus c'est l'incarnation de YHWH et l'Esprit-Saint, c'est l'esprit de YHWH répandu dans les hommes pour être son temple vivant. Jésus n'est pas la deuxième personne de la trinité, Jésus est l'incarnation de la seule personne qui est Dieu : YHWH. Ainsi, il est dit : Dieu était dans le messie (en Christ) réconciliant le monde avec lui. L'image visible du Dieu invisible.

jeudi 12 janvier 2017

L'enlèvement, calmons-nous.

Lisons l'épitre de Paul, Silas et Timothée aux Thessaloniciens. Lisons également ce qui a motivé cette lettre, les évènements d'Actes 17 : une persécution des juifs et la fuite précipitée de Paul qui parti pour Athènes. Cela éclaire notre compréhension du début de la lettre et son inquiétude pour les Thessaloniciens.

1 Thessaloniciens 4 : Les versets 13 et 14 nous montrent bien la raison pour laquelle Paul aborde le sujet en question.

Le verset 15 est intéressant, il nous dit bien que Paul s'appuie sur une parole du Seigneur pour affirmer ce qu'il va déclarer. D'après une parole du Seigneur ? Laquelle ? Serait-ce Luc 17.34 ?

Première chose à noter  du verset 15 : Nous ne devancerons pas ceux qui sont mort physiquement (« endormis »).

Une remarque : dans les Ecritures, quand nous rencontrons le mot « mort », nous devons nous  demander de quelle mort il s'agit. Dans certains passages, nous avons parfois pris ce terme pour la mort physique alors que les auteurs parlaient d'autre chose. Il y a la mort physique, il y a la seconde mort mais il y a aussi d'autres éléments qui sont appelés « mort ». Comme être mort au péché ou « le monde est crucifié pour moi (donc mort) comme je le suis pour le monde (donc mort). » Il est aussi intéressant à noter que le terme « endormis » parle de « mort physique » dans l'Ancien Testament comme dans le Nouveau. Si Dieu a fait tomber « un profond sommeil » sur Adam comme cela nous est relaté en Genèse, de quelle sorte de profond sommeil s'agit-il ? Mais revenons à notre sujet.

Nous pouvons noter quatre éléments dans ce qui suit :

1er  évènement (Verset 16) : la dernière trompette, il s'agit d'une voix d'archange. Regardons à quel moment de l'Apocalypse il nous est parlé de la dernière trompette.

2ème  évènement : Le Seigneur descendra du ciel. Nous ne serons donc pas «enlevés au ciel» comme certains ont pu le comprendre par une lecture trop rapide mais « à la rencontre du Seigneur », ce qui est différent.

3ème  évènement : Les morts en Christ ressusciteront. Regardons dans l'Apocalypse où se situe la première résurrection et ce que la prophétie en dit précisément, quel est son contexte, les évènements qui précèdent et ceux qui suivent.

4ème  évènement (verset 17) : nous serons « emportés », « enlevés ».

D'abord, souvenons-nous que nous serons « enlevés » après la résurrection qui a été mentionnée. Le terme « enlevés » peut être traduit par « pris », ce qui rejoint la parole de Jésus : « L'un sera pris, l'autre laissé. » S'agit-il d'un « enlèvement » au sens spectaculaire de « Left Behind » (Le livre best-seller américain) ? Vraiment ? Ou bien peut-on le concevoir légèrement différemment, sans contredire pourtant sa réalité et le sens du texte ?

Verset 18 : Consolez-vous par ces paroles. C'est là aussi le but de tout le discours de Paul, Silas et Timothée. Ne perdons pas de vue pourquoi ils écrivent aux Thessaloniciens. À trop vouloir se focaliser dans notre imagination sur un enlèvement physique, on pourrait bien s'égarer un peu.

Voyons maintenant de plus près le terme grec traduit par « enlevés » :

« harpazo » est un terme grec trouvé 13 fois dans le N.T. (N°Strong 726). Ce terme peut être traduit en français par s'emparer, emporter, enlever, prendre, ravir, arracher...

Voyons d'autres passages du Nouveau Testament qui emploient ce terme et comment cela peut nous aider à en saisir le sens :

Matthieu 13.19 : parabole du semeur, le malin « enlève » ce qui a été semé, même terme.

Jean 6.15 : Jésus sachant qu'ils allaient venir « l'enlever » (le prendre) pour le faire roi, même terme.

Jean 10.12 : Le loup « ravit » (prends, s'empare, arrache) des brebis, même terme.

Jean 10.28 et 29 : Personne ne les « ravira » (prendre, enlever) de ma main, même terme.

Actes 8.39 : Philippe « enlevé » aux yeux de l'eunuque éthiopien. Même terme.

Actes 23.10 : Le tribun fit descendre ses soldats pour « enlever » Paul de l'émeute.

2 Corinthiens 12.2 : « Je connais un homme qui fut «ravi» (enlevé, pris) jusqu'au 3e ciel... » Il est intéressant de noter que Paul dit à deux reprises qu'il ne sait pas si c'est dans son corps. On peut également se poser honnêtement la question au sujet de 1 Thessaloniciens 4.

Jude 1.23 : Sauvez-en d'autres en les « arrachant » (enlevé, saisi, pris) du feu. (Ce texte n'est pas à prendre au sens propre mais au sens figuré).

Il existe encore d'autres passages mais je m'arrête là.

Il apparaît donc clairement que le terme « enlevé » dans le Nouveau Testament ne parle pas forcément d'un enlèvement physique, il ne s'agit pas forcément d'une disparition physique, pas toujours. Il n'est pas toujours non plus à prendre au sens propre.

Mais, le verset 17 de 1 Thessaloniciens nous parle d'être pris «dans les airs» ce qui précise le fait. Dans les airs ? Qu'est-ce que cela signifie ? Que sont ces «airs» ? Pour un occidental du XXe siècle, les airs signifient « l'atmosphère physique ». Mais cela signifie-t-il la même chose pour un homme juif d'il y a 2000 ans ? Un homme juif inspiré par l'Esprit qui plus est, et parlant souvent de réalités spirituelles parfois difficiles à saisir comme l'a dit Pierre. Jésus disait : «Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?» Jean 3.12.

« Les airs », qu'est-ce que cela signifiait pour Paul, Silas et Timothée, les auteurs de cette lettre aux Thessaloniciens.

Voyons si le grec peut nous aider :

«aer» est un terme Grec trouvé 7 fois dans le N.T. (N° Strong 109).
Ce terme peut être traduit en français par : air, atmosphère. Il vient de « aemi « (respirer inconsciemment) ;  par analogie, souffler. Tiens, il est intéressant de se souvenir des passages où il est parlé du «souffle» de Dieu, l'Esprit, et dans la Genèse où «Dieu souffla». Pour saisir le sens d'un passage, nous ne devons pas seulement trouver l'étymologie d'un mot mais son sens dans l'époque et pour la culture des auteurs qui s'expriment. Un exemple, si je dis : « Il fait un temps de chien », l'étymologie  du mot « chien » ne me renseigne en rien sur le sens de la phrase. Pour comprendre la phrase il faut connaitre les expressions du français de l'époque où on l'utilisait. Jésus et les apôtres utilisaient parfois des expressions hébraïques que comprenaient immédiatement leurs contemporains hébreux.

Voyons d'autres passages qui utilisent ce terme grec traduit par « air » :

Actes 22.23 : « Ils jetèrent de la poussière dans les airs » (Physiquement).

1 Corinthiens 14.9 :  « Si personne ne vous comprends, vous parlerez en l'air » (c'est une expression).

Il existe d'autres textes : Ephésiens 2.2 ; Apocalypse 9.2 ;  mais j'arrête là.

À nouveau, le même mot « air » ne signifie pas forcément « l'air physique » parfois mais pas toujours. Une chose très intéressante, c'est que d'autres traductions ne disent pas « airs » mais nuées, « emportés sur des nuées ». Nuées, nuages, nues, vapeur, ciel. Ce terme « nuées » est très intéressant à considérer.

Matthieu 26.64 : « De plus, je vous dis : dorénavant vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel. »

Matthieu 17.1-8 : La transfiguration : Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit et voilà que du sein de la nuée une voix dit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé...»

Apocalypse 1.7 : « Il vient avec les nuées et tout œil le verra. »

Aussi dans : Marc 13.26 ; Marc 14.62 ; Deutéronome 4.11 ;  Deutéronome 33.26 ; Psaumes 68.34 ; Psaumes 97.2 ; Psaumes 104.3 ; Ézéchiel 30.3.

Cette nuée nous rappelle aussi la nuée qui se tenait au dessus du Tabernacle dans le désert avec le peuple d'Israël, la gloire de Dieu.

Dans les «airs», « sur les nuées », une nuée lumineuse, la gloire de Dieu manifestée. Il se peut fort que nous ayons mal compris et spéculé sur un enlèvement hollywoodien qui n'arrivera peut-être jamais. La gloire de Dieu, elle, ne manquera pas de se manifester et nous serons pris avec Christ pour être toujours avec Lui.

Conclusion

Le problème de notre époque c'est que nous désirons toujours une conclusion. Et une conclusion rapide s'il vous plaît. On veut comprendre tout et tout de suite. C'est vrai, après tout, on n'a pas que ça à faire, on a un match de foot à regarder et une pizza à finir. C'est ainsi qu'avec la Bible on se trompe souvent, en voulant aller trop vite. Avec Dieu, il faut laisser mûrir. Dieu parle dans un murmure doux et léger paraît-il, alors, restons calme.

Un enlèvement ? Il est certain que nous serons pris avec le Seigneur dans sa gloire pour être avec Lui. De là à spéculer sur la manière... Les juifs de l'époque de Jésus connaissaient bien les textes concernant le Messie, et pourtant, quand il est venu, ils l'ont raté. Soyons prudent, sage, de peur que cela ne nous arrive également.

Laissons le Seigneur nous éclairer, après tout, c'est lui qui sait.

samedi 24 décembre 2016

L'erreur du libre arbitre

L'apparent conflit, l'apparente contradiction entre la souveraineté de Dieu et la liberté de l'Homme (Libre arbitre) peut se résoudre aisément lorsqu'on comprend l'erreur de cette notion de libre arbitre en ce qui concerne l'Homme. L'être humain n'a pas de libre arbitre mais il a une volonté et c'est très différent.

Dans le monde, y compris dans les systèmes religieux évangéliques ; nous baignons dans cette illusion que l'Homme possède un libre-arbitre. La croyance dans un libre arbitre de l'Homme est une erreur, un mensonge. Elle correspond aux paroles du serpent dans le texte de la Genèse : « Vous serez comme des dieux ». Effectivement. Dieu seul a un libre-arbitre. Pourquoi ? Parce que Dieu seul est non-créé. La volonté de l'Homme, elle, est une création définie par Dieu dans sa fonction, ses dépendances, son cadre et ses limites. Dieu, lui, n'est soumis à aucun cadre, Il est Son propre référent. C'est Lui qui a créé le cadre dans lequel nous sommes, dans lequel opère notre volonté ;  c'est Lui qui l'a défini avec toutes ses composantes. Nous ne sommes pas des robots mais nous sommes une création et nous l'avons complètement oublié (d'où un manque d'humilité très fréquent).

Nous avons une volonté mais cette volonté est créée par Dieu, elle est définie par Lui en fonction de Son dessein éternel, de son projet, du but de toute Sa création et de Sa divinité. C'est Lui qui a défini ce qu'est notre volonté et comment elle doit fonctionner. Si Dieu nous met devant le choix de la vie ou de la mort, cela ne nous donne pas pour autant un libre-arbitre, parce que c'est Lui, selon Sa volonté souveraine et pour son dessein éternel, qui définit ce que nous devons et pouvons choisir. C'est là Son libre-arbitre. Notre volonté, elle, est conditionnelle à ce qu'Il propose, à Sa création et à Son but, donc à Sa volonté souveraine. Cela ne signifie pas qu'Il nous impose un choix mais qu'Il conditionne le choix par le cadre qu'Il définit en nous créant. Nous sommes dépendants d'un cadre, celui de la création ;  nous réagissons en fonction de ce qui se présente à nous et ce qui est en nous (nos capacités, notre structure d'être), ce qui a  été défini par un autre (Dieu). Nous n'avons donc pas de libre-arbitre.

Avoir un libre-arbitre, c'est être Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu seul n'a ni cadre ni contrainte. Dieu seul fait ce qu'Il veut. Tandis que nous, nous ne pouvons faire que ce qu'Il nous permet de faire par le cadre qu'il a crée. Nous ne pouvons pas sortir de notre cadre (ce qui nous défini dans notre nature, ce qui nous entoure). Hors, ce cadre a été créé par Dieu de manière très précise, très spécifique en vue d'un but et d'un seul : le Sien. Nous ne pouvons pas choisir ce que nous sommes, comment nous avons été créés ni en vue de quoi, nous ne pouvons que l'accepter ou le nier. Le nier, le refuser n'est pas une liberté, c'est une folie. C'est un peu comme avoir le choix de grandir (c'est-à-dire devenir ce pourquoi nous existons) en mangeant des légumes ou bien de mourir en buvant de l'essence.

La liberté, ce n'est pas de faire un choix, c'est de faire le bon choix ;  c'est-à-dire d'être en harmonie avec ce pour quoi nous avons été créés, de devenir ce pour quoi nous sommes nés : parvenir à la stature de Christ, devenir Fils de Dieu, être à l'image de Dieu. Nous n'avons pas le choix entre ce but là et un autre. Nous ne pouvons pas choisir notre but d'existence, le but pour lequel nous sommes créés, pour lequel nous existons ; nous ne choisissons que de quoi nous remplirons notre cadre temporairement. Nous ne pouvons que le découvrir et le recevoir.

Finalement, nous n'avons pas le choix et c'est tant mieux. Pourquoi ? Parce que notre choix n'aurait pu qu'être humain s’il avait pu être, alors que là, il est divin. Divin, donc parfait, ; bien plus, il est glorieux : être uni à Dieu, participant de Sa nature. C'est le summum de ce qui peut être vécu, le plus haut point, le plus fantastique, le plus extraordinaire. Aboutir en Dieu dans une union d'amour avec Lui. L'Homme n'aurait pas pu choisir mieux.